Le merveilleux mais fragile système nerveux

Le merveilleux mais fragile système nerveux

Roger Castell

            On ne mesure pas toujours l’importance fondamentale du système nerveux. Pourtant, c’est grâce à lui, que nous existons en tant qu’individu conscient et capable d’agir. Il permet en effet d’assurer toutes les fonctions vitales dans le domaine physiologique (digestion, circulation, respiration, élimination …), aussi bien que psychologique (pensée, expression, sentiment, sensation, action …). Ce système mérite donc d’être bien reconnu et préservé pour éviter de le détériorer.

Hiérarchisé et bien protégé

            Le système nerveux est magnifiquement organisé et hiérarchisé. Il se compose de plusieurs parties (cerveau, moelle épinière, plexus…), qui fonctionnent toutes harmonieusement dans le but de préserver la vie (1).

            L’organe principal, le cerveau, pèse en moyenne 1,3kg, ce qui représente environ 2% du corps humain, Il a une structure très complexe puisqu’il peut renfermer jusqu’à 100 milliards de neurones. Ces cellules cérébrales sont connectées les unes aux autres, pour communiquer grâce. À de longue fibre appelées axones. L’axone d’un neurone transmet des influx nerveux à d’autres cellules du cerveau ou de l’organisme pour favoriser l’adaptation aux circonstances. L’influx nerveux n’est pas un courant électrique mais un phénomène biochimique. D’autres cellules appelées gliales assurent des fonctions centrées surtout sur le support des neurones.

            Le cerveau agit sur les muscles, les glandes et les autres systèmes (circulation, respiration, digestion, etc.), mais il est aussi le siège de la conscience, des aptitudes intellectuelles et du stockage des informations.

            Le point de jonction entre l’axone d’un neurone, un autre neurone ou une cellule non-neuronale, est la synapse. Lorsque l’influx nerveux parvient à la synapse, un agent chimique appelé neurotransmetteur est libéré, telles que l’acétylcholine ou la noradrénaline.

            Les axones occupent la majeure partie de l’espace cérébral et chacun d’eux peut avoir plusieurs milliers de terminaisons synaptiques. De nombreux axones sont enveloppés d’une gaine de myéline, une substance grasse qui sert d’isolant et permet d’augmenter la vitesse de déplacement de l’influx nerveux. La longueur totale des axones myélinisés dans le cerveau adulte d’un humain dépasse en moyenne les 100 000 kilomètres !

La démyélinisation progressive des fibres nerveuses provoque la sclérose en plaques. Cette maladie atteint environ une personne sur 1500 et se traduit par des lésions en « plaques », d’abord inflammatoires puis scléreuses(dures), qui provoquent des troubles de la marche et parfois de la vision.

            Une protection efficace.

Les organes du système nerveux sont bien protégés, le cerveau dans la boîte crânienne et la moelle épinière dans le canal rachidien à l’intérieur des vertèbres. Tous les deux sont entourés de membranes, les méninges, dont l’espace intermédiaire est rempli par le liquide céphalo-rachidien, qui remplit également une fonction de protection en amortissant les chocs.

            Une certaine fragilité

            Constitué à 78% d’eau, le cerveau consomme environ 20% de l’énergie disponible. Mais le neurone est fragile. C’est la cellule qui résiste le moins bien à l’absence d’oxygène. Un arrêt de la circulation cérébrale de plus de 3 mn peut entraîner la destruction des cellules nerveuses. Le neurone est également très sensible au manque de nutriments (acides aminés, vitamines et glucose) et il est perturbé par les drogues (alcool, nicotine, excitants, calmants) qui modifient son fonctionnement. De même certains anesthésiques, un manque d’oxygène ou une température trop froide peuvent aussi modifier ou arrêter l’influx nerveux provoquant un engourdissement (hibernation).

            Un entretien permanent.

            Comme dans un ordinateur, plus le nombre de circuits est grand, plus les possibilités du système nerveux augmentent. La richesse des connexions (donc l’augmentation du nombre de circuits) se fait surtout au cours de l’enfance grâce à la réflexion et à mémorisation. L’entrainement intellectuel est indispensable, toute la vie pour créer de nouvelle connexion et stimuler l’ensemble du système. Mais des maladies peuvent affecter chacune des structures, produisant les deux graves maladies d’Alzheimer (neurone) et de Parkinson (influx nerveux).

2 – La maladie d’Alzheimer

            Cette maladie est une maladie de dégénérescence du tissu cérébral. La destruction progressive des neurones entraîne la perte irréversible des fonctions mentales (mémoire, intelligence, concentration). Cette affection, décrite en 1906 par le médecin allemand Aloïs Alzheimer, devient de plus en plus fréquente au-delà de 80 ans, mais elle peut toucher les adultes dès 50 ans.

En observant les statistiques de cas pris en charge en 2012, dans les ADL (affections de longue durée), on constate que cette maladie de « dégénérescence » cérébrale apparaît dès 30 ans et que la répartition affecte après 70 ans, surtout les femmes. On peut donc penser que l’hygiène de vie est probablement concernée dans cette détérioration de la mémoire (2).

Répartition par sexe et par tranche d’âge des malades « Alzheimer » déclarés en 2012

Ages0 à 2930 à 3940 à 4950 à 5960 à 6970 à 7980 à 8990 et +Totaux
H F0 010 652 31301 3321 312 1 5535 159 8 4348 832 23 2562 081 8 60617 747 42 218
Totaux016836332 86513 59332 08810 68759 965

            Le premier symptôme est une perte des souvenirs récents, accompagnée par des distractions mineures, qui augmentent peu à peu. Les souvenirs anciens sont en général préservés, mais l’atteinte neurologique s’étend ensuite à d’autres zones du cortex provoquant des troubles plus sévères (confusion mentale, agressivité, troubles de l’humeur, difficultés du langage et perte des souvenirs anciens). Enfin, la mort arrive quand la destruction des neurones affecte les fonctions vitales.

            Cette maladie se caractérise par deux types de lésions du cortex cérébral, les plaques séniles et les dégénérescences neuro-fibrillaires. Leurs causes concernent principalement des facteurs génétiques et environnementaux.

            Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose sur l’interrogatoire, les tests psychologiques et le constat d’une atrophie de l’hippocampe, l’une des régions corticales de la mémoire. Actuellement, la maladie d’Alzheimer est l’une des pathologies les plus coûteuses pour la société. Son augmentation impose d’adapter les locaux des Maisons de Retraite pour accueillir le mieux possible les personnes atteintes de cette maladie

            La recherche d’un médicament capable de stopper le processus neuro-dégénératif n’ayant pas aboutie, les solutions naturelles visant à rejeter les causes de la détérioration et à renforcer les structures cérébrales, par stimulation cognitive, exercice physique et régime alimentaire équilibré, semblent promises à un grand avenir.

Causes de la maladie

Les causes de cette maladie de la mémoire, sont multiples. Certains attribuent un rôle majeur aux intoxications provoquées par les métaux lourds (mercure, aluminium) et par les produits chimiques (pesticides). D’autres qualifient la maladie d’Alzheimer, de “diabète de type 3“, en impliquant directement la responsabilité du sucre. Le glucose en excès favoriserait l’encrassage des cellules par oxydation et formation par la glycation d’une glycoprotéine, une molécule qui provoque un dysfonctionnement des mitochondries, réduisant la production d’énergie. Enfin, la détérioration des vaisseaux sanguins aggrave l’évolution de la maladie, en perturbant la micro-circulation cérébrale (3).

La maladie d’Alzheimer est une catastrophe pour la personne qui perd peu à peu son autonomie, mais aussi pour la famille qui doit assurer la vie quotidienne de la personne handicapée. Cette réalité a été vécue par un ami, qui me racontait les souffrances morales qu’il a éprouvées en constatant l’évolution progressive de la maladie de sa mère. « Maman a commencé à perdre la mémoire à 75 ans. Elle avait l’habitude de marcher tous les jours dans les rues de la petite ville où elle vivait depuis longtemps. Un jour, elle s’est perdue et n’a plus retrouvé sa maison et ce sont les voisins qui l’ont raccompagnée chez elle. Par la suite l’aventure s’est reproduite et nous avons peu à peu pris conscience que ses pertes de mémoire empiraient et qu’elle ne savait plus s’alimenter normalement. Se nourrissant seulement de biscuits et de gâteaux industriels très sucrés, elle ne pouvait plus rester seule et nous avons dû l’inscrire dans un établissement spécialisé. Mais la mémoire a continué à se détériorer et bientôt elle n’a plus reconnu ses propres enfants. Ce constat m’a bouleversé. A chacune de mes visites, je lui disais « Mais maman, je suis ton fils René » et elle me répondait invariablement : « Ah bon, je ne savais pas que j’avais un fils ». Alors, je pleurais, en regardant ce visage qui avait gardé son joli sourire, mais qui n’exprimait plus aucun des sentiments chaleureux, qu’elle me témoignait. Cette épreuve morale a été pour moi très difficile à surmonter ».

3 – La maladie de Parkinson

            Cette maladie neurologique se manifeste par des problèmes musculaires. Elle a été décrite pour la première fois en 1817, par un médecin anglais, le docteur James Parkinson (1755-1824).

            En France, 150 000 personnes sont atteintes de cette maladie, qui touche tous les ans 15 000 victimes des deux sexes. En 2012, les statistiques, montrent une augmentation surtout après 60 ans, qui laisse penser à l’influence principale des habitudes de vie inadaptées.

Répartition par sexe et par tranche d’âge des malades « Parkinson » déclarés en 2012

Ages0 à 2930 à 3940 à 4950 à 5960 à 6970 à 7980 à 8990 et +Totaux
H F5 523 17147 116595 4531 792 1 3952 945 2 4912 392 2 584257 4628 156 7 523
Totaux10402631 0483 1875 4364 97671915 679

            Cette maladie peut débuter dès 50 ans par de légers tremblements des extrémités d’un membre supérieur, puis la maladie s’installe et produit une raideur des muscles (hypertonie) des difficultés pour marcher avec des déplacements à petits pas et en traînant les pieds. Les mouvements saccadés involontaires des bras et de la tête sont quasi permanents. On remarque ensuite, une attitude crispée et penchée en avant avec le visage figé. Mais bientôt, apparaissent des troubles plus graves de l’élocution et une difficulté à exécuter les gestes de la vie quotidienne. Souvent, ces symptômes s’accompagnent de troubles urinaires, de chutes, d’hallucinations et de dépression, même si les facultés intellectuelles restent longtemps conservées.

Causes de la maladie

            Il existerait plusieurs causes possibles de cette maladie. Elle pourrait avoir une origine héréditaire, être consécutive à un choc violent à la tête, ou être liée à l’influence de substances chimiques notamment les polluants phytosanitaires (pesticides, insecticides) utilisés par les maraichers et les jardiniers (premières victimes) ou ceux trouvés dans les aliments de la production industrielle (légumes, céréales, viandes non biologiques), qui affectent toute la population. Les prises de médicaments (neuroleptiques) ou de drogues dures pourraient également avoir un rôle.

            Tous ces produits toxiques pourraient agir de deux manières sur les structures cérébrales : soit provoquer de véritables « courts-circuits », gênant le passage de l’influx nerveux, soit « oxyder » les cellules du locus niger, très sensibles à cette réaction, en raison de leur forte concentration en fer. En plus, les troubles de la circulation cérébrale, toujours présents, ont certainement contribué à produire une dégénérescence des neurones. Les cellules de cette substance grise cérébrale sécrètent en effet un neurotransmetteur, la dopamine qui participe à la régulation motrice. Ces cellules ne pouvant plus agir, les neurones dégénèrent peu à peu (4).

            Margerie raconte avec émotion le « calvaire » de sa maman. « Maman est atteinte de Parkinson depuis plus de 20 ans. Le mal s’est développé peu à peu à partir de 55 ans et mes sœurs et moi, nous avons assisté, impuissantes et désolées à une lente et inexorable détérioration de sa motricité. Sa démarche est devenue progressivement de plus en plus hésitante et son expression verbale de plus en plus saccadée. En revanche, elle a toujours affirmé ne pas souffrir et elle garde encore à son âge, toute son intelligence, se montrant même capable de faire tous les jours des « mots croisés » et de signer des chèques pour ses petites filles lors des anniversaires. Ne pouvant plus s’habiller seule, ni faire sa toilette, nous avons dû nous résigner à confier notre mère à une maison de retraite. Cette décision a été difficile à prendre, mais nous n’avions pas d’autres choix possibles. Personne ne comprend l’origine de son mal puisque maman a été toujours très raisonnable. Elle n’a jamais fumé, ni bu et elle a passé sa vie à travailler et à s’occuper de sa famille. Pourquoi ce handicap est-il venu empoisonner sa vie ? ».

4 – Importance des cellules souches

            Selon la médecine « officielle », les cellules souches ne peuvent régénérer que les tissus dont elles sont issues et les Cellules Souches de la Moelle Osseuse (CSMO) se caractériseraient donc par leur capacité à renouveler seulement les cellules sanguines. Mais, selon des études américaines, les CSMO pourraient générer tous les tissus (osseux, cartilagineux, ligamentaires …). On admet ainsi, que le corps possède un mécanisme inné de régénération selon lequel toutes les blessures et les dysfonctionnements internes sont perçus à distance par les CSMO, puisque toutes les cellules du corps communiquent entre elles.

            C’est en quittant la moelle osseuse, par la voie sanguine, que les CSMO vont atteindre le tissu affecté pour le réparer. Elles se transforment alors, selon le cas, en cellules pour les muscles (myocytes), pour le cœur (cardiomyocytes), pour le foie (hépatocytes), pour les os (ostéocytes) et même en cellules nerveuses et gliales. Dans les conditions normales de santé, le corps humain se renouvelle sans cesse tous les jours, en utilisant le potentiel régénérant des CSMO. Mais chez les individus souffrant des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, diabète, cancer…) ce rôle si important des CSMO n’est plus fonctionnel (5).

            Heureusement, des études scientifiques, ont montré aux Etats-Unis, que le processus de stimulation des CSMO redeviendrait possible grâce à l’algue klamath. Son action pourrait s’expliquer par la présence d’un grand nombre de nutriments indispensables à la vie qui en font un antioxydant puissant capable de stimuler la migration des CSMO vers les tissus. Elle contient, en effet, la presque totalité des minéraux, des oligoéléments, des vitamines, des acides aminés, des enzymes dont la superoxyde dismutase (SOD) et des acides gras polyinsaturés, dont l’acide gamma-linolénique. Cette algue exceptionnelle, considérée comme la plus ancienne de la planète, permettrait donc de combler les carences importantes et souvent anciennes dont souffrent souvent les personnes âgées.

Des maladies graves mais évitables

            Les deux maladies du système nerveux, sont catastrophiques pour les personnes affectées, mais elles représentent également un très lourd handicap pour la collectivité, qui doit assurer les soins et l’aide souvent permanente des malades. L’enseignement précoce des notions de prévention vraiment naturelle est donc indispensable pour espérer réduire ou peut-être éradiquer complètement ces deux maladies. Les solutions existent, mais quel pouvoir politique acceptera de les mettre en application, pour le plus grand bien de la population ?

1 – Atlas du corps humain, édition DCF, p. 42 à 49.

2 – Plan Alzheimer 2008-2012 : www.plan-alzheimer.gouv.fr .

3 – Docteur Philippe Catella : La maladie d’Alzheimer, Sources Vitales n° 58 (2006), p. 4-8.

4 – Article extrait en partie du livre : « Les clés de la longévité active », éditions Dangles, p. 205 à 210.

5 – Dr Guy Avril : Les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, Sources Vitales n° 58, mars 2006, p. 9 à 13.

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